Le chantier de fouille 2021

La campagne de fouille 2021 qui s’est déroulée du jeudi 29 juillet au jeudi 12 août a tenu toutes ses promesses et elle a permis de largement faire avancer notre connaissance de l’hôtellerie monastique. le complexe s’étend encore un peu plus à l’ouest et au sud.

Cliché par drone pris par Luc Thomas depuis le nord-est, état des vestiges en aval de la chapelle et de la porterie restaurée.

Les excavations ont permis de bien progresser sur la structure du bâtiment D et sur la zone située au sud-ouest du bâtiment E.

Orthoplan réalisé par Luc Thomas, état 2021, on remarque les nouvelles structures à l’ouest et au sud.
Plan de l’ensemble des structures état 2021.

Une série d’élément en bois datés entre 1150 et 1160 indique qu’une partie du bâtiment d’origine est partiellement édifiée avec ce matériau de construction en complément de la pierre de grès. L’ouverture au sud du bâtiment D est elle aussi pleine de promesses. Une partie des structures excavées dans cette zone confirme l’hypothèse d’un corridor de circulation au sud de l’hôtellerie mais une seconde partie reste pour l’heure sans fonction précise. l’ensemble des structures se superposent et se recoupent.

Drain avec des éléments de corniche du XIIe siècle en remploi passant sous l’assise de fondation de la fin du Moyen Age, bâtiment D.
Niveau de sol médiéval dans la salle 1 du bâtiment D avec le drain postérieur et le niveau de sol du XVIe siècle en tuile cassée en haut à droite.

A l’ouest du bâtiment E, la limite occidentale d’un bâtiment avec une structure de chauffe sans doute associée à un support de poêle à pots a été identifiée.

Le solin en dalle de terre cuite ayant supporté un poêle à pots ? été 2021.

Le travail sur les réseaux hydrauliques en pierre et en bois continue de porter ses fruits et les réseaux primaires associés aux bâtiments se dégagent petit à petit permettant un phasage de ces réseaux en lien avec les différentes pièces et états des bâtiments.

La réunion de deux drains en bois en une seule branche au moyen de pièces de bois déjà travaillées au premier plan, deux aisseliers de charpente avec des marques de montage, une des pièce est datée de 1210 par dendrochronologie.
Drain de seconde catégorie situé dans le champ au sud de la porterie. Cet égout vouté en plein cintre desservait la grange la plus proche de l’abbaye, celle de Grigoncourt.

Cette année les traces de l’activité artisanale dans la zone occidentale du cloître se précisent avec le travail du cuir, et la mise au jour de fragments d’une semelle de chaussure du XIIIe siècle ainsi que des chutes liés à la fabrication d’objets en cuir, vraisemblablement des chaussures. L’intégration de Morimond au projet Beast to craft, et l’étude généralisée de la faune permettent de faire progresser nos connaissances dans toute la chaîne opératoire intervenant sur les animaux après le travail de boucherie, tabletterie, travail du parcheminier et du cordonnier. Reste à localiser la tannerie qui est évoquée à demi-mot dans les sources décrites par le don de bois pour y ramasser des écorces.

Fragments de chaussure du XIIIe siècle

Un grand merci à tous les archéologues et chercheurs qui ont œuvré pour ces travaux et ses résultats.

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